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Association des Amis de Rabelais et de La Devinière

  

La Rabelaisie

Comment la Rabelaisie se visite,
se boit et se dévore
jusqu'à la " substantifique moëlle "

  


            A une demi-lieue au sud s'élève l'abbaye de Fontevrault (9), qui, dirigée par des abbesses de lignée royale, accueillait comme Thélème des religieux des deux sexes. On doit y visiter absolument l'église abbatiale, avec ses célèbres gisants, rois d'Angleterre et comtes d'Anjou, mais aussi la gargantuesque cuisine, grandiose monument à la gloire du bien-manger monastique.



 Le grotesque personnage de Picrochole



            Rabelais connaît bien l'endroit, car Gaucher de Sainte-Marthe, médecin de l'abbaye, lui inspira le grotesque personnage de Picrochole. Ce roi «cholérique» et belliqueux (Pl. p.81 à 142) livrera une guerre insensée contre le bon géant Grandgousier et son fils Gargantua. Légèrement au sud-est, voici Lerné (10), jolie bourgade de pierre blanche, où l'auteur situe le château de Picrochole. Avocat, le père de Rabelais était justement en procès contre le sieur Gaucher qui, ayant barré la Loire avec les pieux de ses pêcheries, gênait et affrontait la corporation des bateliers.


            Apre chicanier, le personnage deviendra aussi une caricature de Charles Quint, ennemi de François 1er qui protège l'écrivain. Toujours à Lerné, le château de Maulévrier était justement une propriété de Gaucher de Sainte-Marthe. On y trouve aujourd'hui les plus vieilles vignes d'Europe, des ceps énormes datant d'avant le phylloxéra. Et si vous avez une bonne mine rabelaisienne, le sieur Renault, viticulteur vous fera peut-être goûter son cabernet rouge ou rosé dans ses grandioses caves voûtées...


            Plus à l'est, Seuilly (11), est la capitale de la Rabelaisie, avec sa fameuse abbaye où Rabelais fit ses premières classes, tout comme son héros frère Jean des Entommeures (Pl. p. 83). L'abbaye restaurée héberge un Centre national d'initiation au patrimoine et à l'environnement. Il vaut mieux visiter La Devinière, qui fut à la fois la demeure de l'écrivain dans la vie et de Gargantua dans le roman. Grâce à Patricia Chemin, conservatrice aussi brillante que savante, la visite est une extraordinaire plongée dans le XVIème siècle. On y apprend notamment que Rabelais naquit sans doute comme Gargantua dans la prairie de la Saulaie qui jouxte la route de Chinon à Seuilly.


            Dans la famille, il était de tradition que les femmes quittent la demeure citadine de Chinon pour accoucher à la maison campagarde de Seuilly. Prise de douleurs en carrosse, Gargamelle enfante donc de Gargantua. Ce géant, Rabelais l'a sans doute copié sur Gargantia, qui fut d'abord un monstrueux compagnon de l'enchanteur Merlin et du roi Arthur.


            A l'étage de la maison natale on découvrira avec émotion une inscription : «Le 8 avril 1509». Vraisemblablement gravée  dans la pierre par le jeune François, elle indique le triste jour de Pâques où, à 15 ans, il quitta sa maison pour le couvent des cordeliers à Angers. Non loin, de l'autre côté du gué de Vède, la famille Gouin habite l'ex-forteresse de La Roche-Clermault (12), occupée par Picrochole puis reprise par Gargantua (Pl. p.88 et 138). Rebâti au XVIIème siècle, le lieu a cependant gardé de belles murailles et un intéressant souterrain. De là, on reviendra à Chinon (13). C'est la «première ville du monde», selon Rabelais, où l'hostellerie est accueillante, et les vieilles rues bordées de pignons et perrons historiques.

 Voir la carte de la Rabelaisie 

  

Cliquer sur les chiffres en bleu - entre parenthèses - pour  situer sur la carte les différents lieux indiqués.

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